Dans le Lycée vide à Spiegelrei, Bruges, les noms de Elsa Blondeel, Madeleine Lefort et Laure Van Aken figurent sur une plaque commémorative. Ces trois femmes ont fréquenté cette école… et sont toutes décédées pendant ou peu après la Première Guerre mondiale.
Après la libération de Bruges le 19 octobre 1918, Elsa, Madeleine et Laure se portent volontaires comme infirmières pour la Croix-Rouge, soignant les soldats dans l’École Normale et le Couvent anglais, transformé en hôpital de campagne.
29 octobre 1918 : Elsa décède chez elle de la grippe espagnole, peu de temps après avoir commencé comme volontaire. Elle repose au Cimetière central de Bruges avec ses parents et son frère Carlos, ancien combattant 14-18.
31 octobre 1918 : Deux jours plus tard, son amie Madeleine meurt également de la grippe. Elle est enterrée dans le tombe de famille au cimetière communal de Tienen.
14 février 1920 : Laure décède également. Sa date de décès tombe hors du délai légal pour être reconnue comme victime de guerre, elle ne reçoit donc pas la mention « morte pour la Belgique ».